n°215 - juin 2014
Sur Internet comme ailleurs on trouve le meilleur et le pire. On y rencontre surtout de plus en plus de liens directs qui permettent aux personnes qui ont pris l’habitude de surfer de vivre leur vie en dehors des chemins balisés.
Sur Internet comme ailleurs on trouve le meilleur et le pire. On y rencontre surtout de plus en plus de liens directs qui permettent aux personnes qui ont pris l’habitude de surfer de vivre leur vie en dehors des chemins balisés.
Qu’on ne s’y trompe pas, les concierges restent indispensables au bon fonctionnement d’un locatif. Dommage qu’ils soient si facilement remplacés par des sociétés de nettoyage efficaces mais sans plus. Que peut faire le locataire? Ne pas baisser les bras et se manifester auprès de sa gérance. Il peut le faire par une lettre, bien sûr, mais il peut aussi plus concrètement proposer de s’occuper de certaines tâches et demander à se faire rémunérer pour cela.
Bien installé dans son sofa, on oublie qu’une télévision nécessite un signal pour nous permettre de capter des programmes. Comme nombre de personnes en Suisse romande, vous avez peut-être reçu un courrier de l’entreprise de téléréseau avec laquelle vous avez contracté un abonnement et réalisé qu’il n’y a qu’un fil qui vous évite l’écran noir du jour au lendemain. Selon nos dernières informations, le signal de Cablecom a déjà commencé à être coupé en Suisse centrale, mais il ne le sera à Lausanne qu’au printemps prochain.
Un siècle! Cela fait exactement 100 ans que l’ASLOCA Suisse se mobilise pour défendre et protéger les locataires. Cela méritait d’être fêté avec la présence de tous les acteurs actuels et passés de cette association qui compte quelque 215 000 membres dont plus de 90 000 en Suisse romande. Nous avons profité de cet événement pour ouvrir les colonnes du journal de l’ASLOCA à l’érudition juridique de Giacomo Roncoroni, haut fonctionnaire de Berne aujourd’hui à la retraite, qui a su se pencher avec précision sur les péripéties de l’histoire du droit du bail. Un récit à découvrir.
Etre consensuel, tiens, quelle bonne idée! Plutôt que de revendiquer à cor et à cri le droit d’affirmer un ego gavé de besoin de reconnaissance, on s’assied autour de la table et on cherche des solutions. Aimablement. Tranquillement. J’allais dire affectueusement. Pas très productif, ce genre d’attitude, me lancerez-vous. Et pas très efficace non plus. Ne sommes-nous pas dans une époque où il faut faire, faire et toujours plus faire? Dans une course sans fin, jamais rassasiés, toujours plus insatiables? La question demande réflexion et du temps. Beaucoup de temps. Enfin du temps!
Prendre la décision de tout quitter pour s’installer dans la chambre d’une maison de retraite, c’est le défi que s’est lancé Yvette à 86 ans (lire dossier p.7-9). Cette octogénaire dynamique ne se voyait pas du tout vivre séparée de son mari, qui, lui, a besoin de soins au quotidien. Quel courage! Mais ils s’aiment, ces deux-là, il suffit de les rencontrer pour s’en rendre compte. Il n’empêche. Leur budget a littéralement explosé. Tant pis. Yvette est prête à tout. Y compris à vendre leur voiture ou à se faire elle-même ses mises en plis.
Tous les quatre ans le Parlement se renouvelle. Le citoyen suisse est alors appelé à élire les membres du Conseil national et du Conseil des Etats qui vont représenter son canton et défendre ses valeurs et ses convictions sous la Coupole. La défense et la protection des locataires restent un fer de lance politique qui touche directement la majorité, puisque deux tiers des habitants de notre pays louent leur logement.
La pénurie de logements qui sévit en Suisse n’améliore pas la situation des requérants d’asile, de ces personnes qui aimeraient s’installer chez nous parce que chez eux ce n’est plus possible. Alors Certains se retrouvent dans des abris de la protection civile. Il y a un an, un mouvement s’est créé à Genève: Stop Bunkers, pour que ces abris sous terre ne soient plus utilisés en temps de paix pour y faire séjourner des civils. Une lettre a été envoyée à l’Hospice général: «Nous venons d’Erythrée, de Syrie, du Soudan (…).
Introduire de nouvelles lois en faveur des locataires, modifier des anciennes, les faire respecter lorsqu’elles entrent enfin en vigueur n’est pas de tout repos. Le canton de Vaud en fait l’amère expérience actuellement. Heureusement la Ville de Lausanne, avec ses nombreux chantiers et sa volonté de permettre à tous les revenus d’accéder à un logement, donne un joli signe d’encouragement à poursuivre les actions pour la protection des locataires.
C’est dans cet objectif que le colloque «Ensemble pour des habitations abordables» sera organisé à Berne en mars prochain. A suivre.
Etre chassé de son logement est une épreuve douloureuse. Plus on y sera resté longtemps, plus la douleur sera intense, peut-être même perturbante. Pour éviter de se compliquer la vie avec des locataires longue durée, de plus en plus de gérances proposent des baux pour un nombre d’années défini. Histoire d’empêcher le locataire de s’installer… à vie. Cruelle réalité.