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Le Conseil national a aujourd’hui classé l’initiative parlementaire 17.493 « Loyers usuels dans la localité ou dans le quartier. Instaurer des critères à valeur probante ». Une décision qui s’imposait depuis longtemps. Il a fallu que les électeurs et les électrices votent « non » le 24 novembre 2024 pour que le Parlement corrige sa dérive. Pour l’Association suisse des locataires (ASLOCA), une chose est claire : le Parlement doit enfin écouter la population.

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Le projet de l'ancien président de l'Association des propriétaires fonciers et ancien conseiller national UDC Hans Egloff, s'inscrivait dans une série d'initiatives visant à affaiblir systématiquement la protection des locataires. Au lieu de s’attaquer aux problèmes réels des locataires, une majorité au Parlement s’est rangée unilatéralement du côté des groupes immobiliers. Carlo Sommaruga, président de l’ASLOCA, affirme : « Cette politique était complètement déconnectée de la réalité des gens. Le Parlement s’est laissé mener par le lobby immobilier, au détriment des locataires. »
 

La population a dû dire « stop »

Suite aux décisions du Parlement, l’ASLOCA a dû tirer le frein d’urgence et lutter contre les attaques contre les locataires par le biais d’un double référendum. Avec succès : en novembre 2024, la population a confirmé ne pas vouloir d’une nouvelle détérioration de la situation des locataires. Les citoyennes et citoyens ont, par les urnes, fermement rejeté une politique au service des bailleurs. « Il a fallu ce coup de frein lors de la votation pour mettre fin à cette politique erronée. Le Parlement ferait bien de prendre ces décisions au sérieux et d’orienter enfin sa politique vers les besoins de la population », déclare Carlo Sommaruga.
 

Les locataires continuent de payer le prix

Malgré le rejet de l’initiative parlementaire, qui aurait encore aggravé la situation locative, la situation reste tendue : les loyers continuent d’augmenter, le droit du bail est toujours bafoué puisque les ménages locataires paient chaque mois des loyers excessivement élevés, tandis que les sociétés immobilières engrangent sans entrave des milliards de rendements abusifs. « Alors que la politique a suivi pendant des années les intérêts des groupes immobiliers, les loyers ont explosé. Beaucoup de gens ne savent plus comment payer leur logement », déclare Michael Töngi, vice-président de l’ASLOCA Suisse. 
 

Il faut maintenant changer de cap

L’ASLOCA réclame un changement de cap clair : il faut abandonner une politique favorable aux groupes immobiliers au profit d’une protection efficace des locataires, notamment contre les loyers abusifs. « La population s’est exprimée. Il appartient désormais aux responsables politiques d’agir enfin. Avec l’initiative sur les loyers, une solution concrète est sur la table pour mettre un terme aux loyers abusifs et faire enfin respecter le loyer basé sur les coûts, tel que prescrit par la loi », déclare Michael Töngi.

20 mars 2026
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