Communiqué de presse : votation cantonale

INITIATIVE LÉGISLATIVE POPULAIRE CANTONALE « POUR UNE FISCALITÉ PLUS ÉQUITABLE » : L’ASLOCA NEUCHÂTELOISE DÉNONCE LA COMMUNICATION MENSONGÈRE DE LA CHAMBRE IMMOBILIÈRE NEUCHÂTELOISE ET DE L’UNION SUISSE DES PROFESSIONNELS DE L’IMMOBILIER NE-JU

Les loyers n’augmenteront pas en cas d’acceptation, ce dimanche, de l’initiative législative populaire cantonale « Pour une fiscalité plus équitable » !

L’Asloca neuchâteloise dénonce la campagne de communication réalisée par la Chambre immobilière neuchâteloise et l’Union suisse des professionnels de l’immobilier NE-JU. Il est urgent de rectifier cette communication trompeuse basée sur la peur qui vise à faire craindre aux locataires des augmentations de loyers en cas d’acceptation de l’initiative, ce qui est totalement faux.
L’initiative, qui a été déposée par le Parti ouvrier populaire en 2017, demande que le taux d’imposition de la fortune soit augmenté de de 0,7 ‰ dans le barème de référence, soit au total environ 1,4 ‰ pour les contribuables, avec l’application des coefficients cantonal et communaux pour les tranches de fortune se situant au-delà de 500’000 francs. Cela prévoit ainsi une modeste hausse de l’impôt sur les grandes fortunes qui pourrait impacter les milieux immobiliers. Ces derniers ont décidé de s’opposer à cette initiative en faisant usage d’arguments mensongers visant à manipuler les locataires neuchâtelois. C’est pourquoi l’Asloca neuchâteloise prend publiquement position par rapport à cette campagne d’information malhonnête menée par la Chambre immobilière neuchâteloise et l’Union suisse des professionnels de l’immobilier NE-JU qu’elle condamne fermement.

Dans leur récent communiqué de presse, les représentants des milieux immobiliers affirment notamment que : “les propriétaires d’immeubles de rendement n’auront pas d’autres choix que de répercuter sur les loyers les augmentations induites par l’impôt foncier et l’augmentation de l’impôt sur la fortune. Au final, les propriétaires seraient taxés de manière trop lourde et les locataires seraient pénalisés par une augmentation de leur loyer”. Or, l’impôt sur la fortune est calculé sur le patrimoine individuel d’un propriétaire immobilier et ne peut en aucun cas être répercuté sur les loyers, cette pratique serait totalement illégale.

De plus, dans leur affiche, les milieux immobiliers se présentent comme les défenseurs des locataires avec le slogan : “taxer les propriétaires, pénaliser les locataires”. Cela est extrêmement déplacé sachant que la récente étude BASS, mandatée par l’Asloca, démontre que les loyers auraient dû baisser en raison de l’évolution des principaux facteurs de coûts, alors qu’ils ont fortement augmenté. Cette évolution mène, entre 2006 et 2021, à une redistribution allant des parties locataires aux parties bailleresses d’un total de 78 milliards de francs. Seulement pour l’année 2021, cela représente 10 milliards de francs. Un ménage locataire suisse a ainsi payé en moyenne 370 francs par mois en trop, ou 26% du loyer.

Communiqué de presse