Elections cantonales : interviews des candidat.e.s membres du comité de l’Asloca neuchâteloise

Jonathan Gretillat, président de l’Asloca neuchâteloise

33 ans, avocat, parti socialiste

Votre parcours professionnel :
Après avoir entrepris des études en droit aux Universités de Neuchâtel et de Berne, j’ai obtenu mon brevet d’avocat en 2012. Je pratique le barreau comme avocat associé au sein de l’Etude SLB à Neuchâtel depuis 2014.

Votre parcours politique :
Je me suis engagé au Parti socialiste en 2007, suite à l’inquiétante progression d’un parti d’extrême droite sur le plan fédéral. Après avoir présidé les Jeunes socialistes neuchâtelois, je suis entré au Conseil général de Neuchâtel en 2009, autorité où je siège toujours et que j’ai eu l’honneur de présider de 2013 à 2014, en même temps que la section communale du PS. Elu député au Grand Conseil en 2017, je suis actuellement chef du groupe socialiste au Grand Conseil.

Votre engagement associatif :
Très impliqué lors de mes études universitaires au sein de la Fédération des étudiants neuchâtelois, je suis activement engagé au sein de l’Association Trivapor depuis 2015, dont je préside le Conseil de fondation depuis 2017. Je suis membre de longue date de l’ASLOCA, et ai été élu à la présidence de la section neuchâteloise en 2017. Je suis également membre du Conseil de fondation des Amis du Lycée Denis-de-Rougemont depuis 2015.

Pourquoi défendez-vous les droits et les intérêts des locataires ?
Parce que la Suisse est un pays où les 2/3 de la population sont locataires, et que le logement constitue un besoin fondamental de chaque personne. L’immobilier constitue un facteur contribuant à la reproduction des inégalités sociales de génération en génération, en procurant à ses propriétaires des rendements trop souvent excessifs. Il est donc indispensable de se battre pour éviter les abus et garantir des conditions de logement décentes pour les locataires !

Quelle est votre plus grande réussite en la matière ?
L’acceptation en 2020 par 56,2% de la population neuchâteloise de l’initiative populaire fédérale « Pour davantage de logements abordables » lancée par l’ASLOCA. Ce troisième meilleur score du pays est une belle reconnaissance de l’excellente campagne menée par l’ASLOCA neuchâteloise et une démonstration encourageante de l’intérêt de la population neuchâteloise aux enjeux liés au logement.

Pourquoi les locataires neuchâtelois devraient-ils voter pour vous ?
La cause et les droits des locataires me tiennent à cœur, et je m’engage à les défendre avec toute ma conviction et mon énergie tant par mes compétences professionnelles d’avocat, par mon expérience politique que par mon engagement associatif en tant que président de l’ASLOCA neuchâteloise.

Avez-vous un autre message important ?
La défense des droits des locataires passe également par le développement de logements à loyers abordables dans les communes et en particuliers dans les centres urbains, notamment par le renforcement des coopératives d’habitant-e-s et l’utilisation des outils fonciers à disposition. Un engagement politique en faveur des locataires est donc également essentiel à l’échelon cantonal.


Zoé Bachmann, membre du comité

31 ans, enseignante à l’école primaire, SolidaritéS

Votre parcours professionnel :
Enseignante depuis 2013, j’ai longtemps travaillé en restauration avant mes études et durant celles-ci. J’ai maintenant une classe au Val-de-Ruz à l’école primaire et je suis en train de suivre en parallèle une formation de comptable.

Votre parcours politique :
Engagée en politique à solidaritéS depuis 2016 à la suite de la grève des enseignants contre la nouvelle grille salariale, j’ai commencé à militer dans la rue pour le droit des travailleuses et des travailleurs. J’ai été élue en 2017 au Grand Conseil neuchâtelois et espère pouvoir mettre mes compétences au service du parlement pour cette prochaine législature.

Votre engagement associatif :
J’ai été durant presque 10 ans très active dans l’association de la Plage des Six Pompes, couplé à du bénévolat durant ce magnifique évènement. Actuellement, je suis membre de plusieurs associations culturelles comme le Théâtre de la Poudrière ou la Maison du Concert.

Pourquoi défendez-vous les droits et les intérêts des locataires ?
Les locataires sont très majoritairement des personnes à faibles ou moyens revenus. C’est la classe que je souhaite défendre face aux propriétaires qui tentent trop souvent de leur faire supporter des surcoûts de rénovation, de transformations ou d’imposer des délais de congé qui ne sont pas légaux. Il faut que les locataires puissent faire entendre leur voix et se défendre contre des gens qui ont souvent plus de moyens qu’eux, c’est pourquoi le travail de l’ASLOCA me paraît si important.

Quelle est votre plus grande réussite en la matière ?
Arrivée fraîchement au comité, je n’ai pas encore porté de grand projet. Le score qu’a obtenu l’initiative « Davantage de logements abordables » est quant à moi un signe positif pour l’avenir, c’est un combat que nous devons continuer de mener !

Pourquoi les locataires neuchâtelois devraient-ils voter pour vous ?
Je pense que notre formation politique est indispensable pour défendre les droits des locataires et de toutes les personnes à faibles ou moyens revenus. Nous souhaitons défendre les droits des plus faibles contre la logique néo-libérale qui appauvrit les classes populaires et favorise quelques nantis. Nous souhaitons assurer une transition écologique aux bâtiments sans que les locataires en paient le prix.


Dimitri Paratte, membre du comité

32 ans, juriste et géologue, SolidaritéS

Votre parcours professionnel :
J’ai travaillé pendant mes études à la Migros, dans des bars, dans les musées et au syndicat SIT à Genève. Je vis en coloc depuis des années et doit me battre régulièrement pour de bonnes conditions de logement. J’ai travaillé comme géologue précaire pendant deux ans, notamment avec des missions à Madagascar et Iran. Aujourd’hui je suis juriste et je me forme comme avocat-stagiaire dans une Étude à Neuchâtel.

Votre parcours politique :
Je me suis engagé à solidaritéS à 16 ans, contre la guerre en Irak, pour la fin du nucléaire et dans les combats féministes depuis tout jeune. J’ai ensuite essayé d’activer un peu le milieu collégien et jeune au Parlement des Jeunes de la Ville de Neuchâtel. Depuis 2013, je suis Conseiller général de la Ville de Neuchâtel, que j’ai présidé, ainsi que sa Commission financière.
Je suis représentant des travailleurs depuis 6 ans aux chambres de conciliation neuchâteloises.

Pourquoi défendez-vous les droits et les intérêts des locataires ?
Les propriétaires immobiliers sont, pour la plupart, déjà riches, les locataires pour leur part triment et doivent travailler durement pour pouvoir se payer un toit et un chez soi. C’est une injustice profonde qui creuse les inégalités déjà profondes dans nos sociétés. Se battre pour les locataires, c’est aussi un moyen d’amorcer un assainissement énergétique rapide, massif et populaire de nos logements. C’est une nécessité pour sauver le climat.

Quelle est votre plus grande réussite en la matière ?
Pour l’instant, c’est vraisemblablement mon soutien inconditionnel à mes amies et amis qui occupent des maisons vides, abandonnées par leurs propriétaires, pour en faire des lieux de vie et de culture.

Pourquoi les locataires neuchâtelois devraient-ils voter pour vous ?
Les locataires neuchâtelois.es ont besoin d’un milieu organiser de défense des locataires qui voit le rapport de force entre la rente tirée par les propriétaires et leur travail pour payer des loyers, comme un grand enjeu politique, social et économique de notre canton.

Avez-vous un autre message important ?
Faites des fêtes de voisins (à 10 max !) et discuter de ce qui va pas dans votre immeuble pour discuter ce que vous pouvez exiger comme amélioration pour votre quotidien de locataire, habitant.e, citoyen.ne et justiciable.