GENEVE – Règlement de la GIM, notre communiqué de presse

Communiqué de presse de l’ASLOCA à la suite du débat de jeudi au Conseil municipal de la Ville de Genève relatif au Règlement de la Gérance immobilière municipale :

L’ASLOCA compte environ 30 000 adhérent-e-s et regroupe plusieurs dizaines d’associations de locataires. L’ASLOCA encourage et soutient les locataires et les habitant-e-s qui décident de s’organiser collectivement pour défendre leurs droits et leurs intérêts.

Depuis plusieurs années, des locataires des logements de la Ville de Genève (GIM) étaient confronté-e-s à un traitement qui n’était pas à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre d’une collectivité publique.

Les locataires de la GIM se sont organisé-e-s en association (ALGIM), qui est membre de l’ASLOCA.

L’ASLOCA a défendu ces locataires via son secrétariat juridique et a pu faire un bilan de la manière dont la situation pouvait être améliorée.

Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales, elle a rédigé une feuille de route pour protéger efficacement les locataires. Ces propositions ont été débattues par les candidat-e-s au Conseil administratif, lors d’une soirée organisée par l’ALGIM.

Ces propositions ont été ensuite présentées par l’ASLOCA au Conseil municipal, qui était déjà saisi de propositions émanant notamment des élues Maria Perez et Brigitte Studer, qui les avaient travaillées avec les juristes de l’ASLOCA.

Jeudi soir, le Conseil municipal a adopté, à une très large majorité, les propositions de l’ASLOCA et de l’ALGIM destinées à mieux protéger les locataires. Plusieurs années de travail d’organisation et de défense des locataires s’achèvent ainsi sur un succès. Des pas décisifs sont faits pour la protection des habitant-e-s de la Ville de Genève.

La force des bailleurs au sein du Parlement fédéral ne permet pas aujourd’hui de mieux protéger les locataires de bailleurs privés. Au contraire, une majorité politique se dessine à Berne pour affaiblir le droit du bail, pourtant déjà largement insuffisant.

Dans l’immédiat, il s’agit de permettre aux collectivités publiques d’étendre leur parc immobilier locatif, pour qu’un maximum de locataires puisse bénéficier d’une protection que les représentant-e-s politiques des milieux immobiliers refusent injustement à la majorité des locataires de Suisse.

Personnes de contact :
Alberto Velasco, Président
Olivier Gurtner, membre du Comité
Christian Dandrès