GENEVE – Une victoire d’étape

« Dépenser 4 milliards sans la garantie de construire un seul logement abordable? Non merci. »
Une victoire d’étape pour les salarié·e·s au service de la population (santé, éducation, sécurité, social) et pour les locataires !

Le 16 janvier, nous annoncions le dépôt de l’initiative « Sauvegarder les rentes en créant du logement », lancée conjointement par le Cartel intersyndical de la fonction publique et l’ASLOCA*. Cette initiative, munie de 11’740 signatures, a été validée le 21 février par la Chancellerie.

Un projet de loi (PL 12228) avec des objectifs très semblables à ceux de l’initiative, déposé le 28 novembre, vient d’être approuvé, en date du 28 mars, par la Commission des finances du Grand Conseil. Le Conseil d’État a quant à lui déposé un projet de loi (PL 12188) qui péjore fortement les rentes des infirmières, des policiers, des enseignants sans imposer la construction d’un seul logement abordable, notamment sur les terrains du PAV (Praille, Acacias, Vernets). Les représentants des milieux immobiliers au Grand Conseil (les partis de droite) veulent privatiser ces terrains et réserver aux privés la rente foncière qui en découle (en ne versant qu’une modeste redevance à la collectivité). Les 4 milliards que le Conseil d’État veut affecter à la Caisse de pensions de l’État de Genève (CPEG) doivent servir aussi aux habitants du Canton ! Une majorité de droite doit donc être évitée aux prochains élections !

Le projet de loi Dandrès/Velasco, soutenu à la commission des finances par le PS, les Verts, Ensemble à gauche et le MCG, est en outre moins cher que celui du Conseil d’État, à prestations égales.

D’ores et déjà, si le projet de loi du Conseil d’État devait être approuvé par le Grand Conseil, nous appelons à un référendum et nous invitons les salarié·e·s de la fonction publique et les locataires à le soutenir massivement. Il faut défendre les salarié.e.s au service de la population contre une baisse des rentes et les locataires contre les abus commis par les propriétaires privés. Ces derniers n’hésitent pas à imposer des baux à durée déterminée ou à résilier pour relouer plus cher, alors que la CPEG ne commet pas de tels abus.

Le Cartel intersyndical & l’Asloca

*Avec l’appui d’un comité comprenant notamment la CGAS, le MPF, le SIT, le SSP, Syndicom, le Parti socialiste, Les Verts, Ensemble à gauche et le MPS.

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