SUISSE – Sondage Tamedia et 20 minutes : Oui toujours puissant pour davantage de logements abordables

« A hauteur de 60%, le soutien toujours élevé à l’initiative démontre le besoin d’agir. Les loyers exorbitants et le manque de logements abordables sont consternants dans le pays. Quant aux informations faussées du lobby immobilier, elles font apparaître surtout la nervosité des détracteurs. Plutôt que spéculation et quête de profits au détriment des locataires, il faut en Suisse plus de logements à loyer modéré. L’initiative est fédéraliste et raisonnable. A l’échelle du pays, elle sera appliquée dans les communes où les besoins d’habitations abordables sont simplement les plus grands.»

Carlo Sommaruga, président de l’ASLOCA Suisse

 

Voici trois réponses majeures aux propos mensongers du lobby immobilier:

Les logements vacants en périphérie diminueraient les loyers…
Faux. Les loyers poursuivent leur hausse malgré les appartements vacants. En vingt ans, ils ont grimpé de 28%, selon l’indice officiel des loyers de l’Office fédéral de la statistique.

La part rigide de 10% néglige des situations régionales différentes…
Erreur. La valeur cible doit être atteinte à titre de moyenne à l’échelle de la Suisse – et non dans chaque commune. Un logement d’utilité publique sur dix nouvelles habitations construites reste un objectif modeste et réaliste, pratiqué d’ailleurs dans d’autres domaines. Pour être concret : les futurs logements à loyer modéré apparaîtront essentiellement là où les besoins sont manifestes.

L’initiative contredirait le fédéralisme…
Tout au contraire. Grâce à l’initiative, chaque commune pourra décider d’introduire un droit de préemption (au prix du marché) et confier le terrain à des coopératives ou à d’autres maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Le droit de superficie assure à la commune des recettes stables. La solution est triplement gagnante pour les collectivités locales, les contribuables et les locataires.