SUISSE – C’est le moment ou jamais de réclamer une baisse de loyer – l’ASLOCA vous conseille

Suite à la nouvelle baisse du taux hypothécaire de référence, la plupart des locataires peu-vent demander une baisse de loyer. Lorsque ce taux diminue, le locataire a droit à une réduction de près de 3 %. Ce sont quelques dizaines de francs par mois, et plusieurs centaines par année. Quand le locataire n’a encore jamais demandé de baisse de loyer, son gain annuel peut se chiffrer en milliers de francs.

L’ASLOCA lance aujourd’hui une campagne intitulée «Un loyer plus bas pour vivre mieux» afin d’inciter un maximum de locataires à réclamer une baisse de loyer.

Par cette campagne, nous souhaitons montrer que cet argent est dû aux locataires et qu’ils peuvent l’utiliser comme ils le désirent : pour des vacances, un bien qu’ils convoitent depuis longtemps, une formation ou leur prévoyance vieillesse. Grâce aux six visuels, nous voulons transmettre aux locataires un message positif en faveur de cet argent. Ils ont le droit de profiter de la baisse des taux d’intérêts au même titre que les propriétaires.

C’est le moment ou jamais : selon toute vraisemblance, le taux de référence ne devrait plus baisser ces prochaines années. Les experts prévoient que le taux moyen restera bas – de nombreuses hypothèques ont actuellement un taux fixe à cinq ou dix ans – mais ne tombera pas à 1.375. Les locataires ne doivent donc pas laisser passer l’occasion de demander une réduction maintenant, car ils ne pourront sans doute pas le faire après coup, et lorsque le taux remontera, il sera trop tard : nous savons d’expérience que les locataires seront alors bien plus nombreux à voir leur loyer augmenter que ceux qui ont bénéficié d’une diminution antérieurement.

 

L’Association suisse des locataires soutient activement les locataires, afin qu’ils puissent faire valoir leur droit. Ses sections proposent les services suivants :

  • Calculateur de loyer : sur le site internet de l’ASLOCA, chacun peut calculer le montant de la baisse à laquelle il a droit.
  • Modèle de lettre à télécharger pour demander une baisse de loyer
  • Mode d’emploi consultable sur internet pour s’y prendre correctement
  • Plusieurs sections distribuent des dépliants d’information à large échelle. Ces papillons peuvent être commandés par les intéressés pour les distribuer dans leur entourage.
  • Permanences gratuites et sans rendez-vous ou consultation individuelle pour membres.
  • Conseils si le propriétaire refuse de baisser le loyer totalement ou partiellement.
  • Film d’animation et actions sur Facebook et/ou annonces dans les médias.

À chaque baisse du taux de référence, l’ASLOCA conseille des dizaines de milliers de personnes dans toute la Suisse et les aide à faire valoir leur droit. Les expériences sont positives, et il faut souligner que de nombreux bailleurs réduisent les loyers à la demande des locataires. Hélas, à la demande seulement. Certains bailleurs cherchent à se défiler sous divers prétextes, invoquant le loyer usuel dans la localité et le quartier ou un rendement insuffisant. Les locataires doivent savoir que ces arguments n’auraient aucun poids devant une commission de conciliation et ne doivent pas se laisser intimider si la réponse est sèche. Il est essentiel que tous les locataires agissent. Car notre loi les y oblige mais ne prévoit pas une répercussion automatique des baisses de taux sur les loyers ni de sanctions pour les bailleurs qui cherchent à s’en tirer à bon compte. Comme l’a rappelé Marina Carobbio, l’intervention parlementaire a été déposée à ce sujet et est toujours pendante.

L’ASLOCA invite les bailleurs à prendre l’initiative de diminuer les loyers et appelle les chambres immobilières à l’exiger clairement de leurs membres, à l’exemple d’HabitatDurable. Il est de leur responsabilité sociale et politique de ne pas chercher à tirer profit de la situation mais d’opérer dès maintenant une baisse généralisée des loyers. En Suisse, plus de deux millions de ménages vivent en location. Ils doivent pouvoir profiter de la réduction des taux au même titre que 1.5 million de propriétaires d’immeubles. C’est tout simplement une question d’équité.