Droit au logement

n°193 – février 2010

Editorial

Il ne serait pas étonnant de voir apparaître dans notre language le verbe «coloquer». Ainsi on ne dira plus, j’habite au 25, rue de l’Eglantine, mais je «coloque» au 18, rue Crespin.
Vous en doutez? Il suffit pourtant d’observer la courbe croissante des loyers en ville comme en montagne d’ailleurs (lire page 14) pour se rendre à l’évidence que la colocation devient une réponse pragmatique à la crise du logement.
Pas seulement. Vivre seul, cuisiner seul, manger seul, se mettre seul devant sa télévision n’est-ce pas une perpective à mourir d’ennui? Sous des formes diverses, la colocation a toujours existé.
Néanmois, ce mode de vie pallie aujourd’hui à l’éclatement de la notion du couple et de la famille et redonne à l’individu une dynamique vers un sens de la convivialité et du partage qui peut faire cruellement défaut dans notre société.
Il semble cependant (lire pages 8-11) que cet art de vivre se développe souvent à temps partiel et pour une durée plus ou moins déterminée. Un étudiant qui rentre tous les week-end chez ses parents, une personne active dans des milieux espacés géographiquement, un divorcé, un couple de retraités parti s’installer en campagne sans vouloir abandonner pour autant son appartement en ville.
Qu’importe finalement les raisons pour lesquelles on «coloque». A lire ces témoignages, on se rend bien compte qu’il ne doit pas y avoir tant de désavantages.

Claire-Lise Genoud
Rédactrice en chef

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