Droit au logement

n°192 – novembre 2009

Editorial

On dirait bien que le bois a retrouvé ses lettres de noblesse dans le monde de la construction. Son utilisation est estimée aujourd’hui à 20%, contre à peine 5% dans les années nonante. Quelle croissance!
Intéressante puisque l’essentiel du bois nécessaire aux ossatures comme on dit dans le milieu, entendez l’armature du bâtiment, provient des forêts de chez nous. «On peut en faire des choses avec nos vieux arbres», déclare l’ingénieur Thomas Büchi (lire page 10) qui pense n’utiliser que 3% de bois «étranger» dans ses conceptions et seulement sur demande expresse de ses clients.
Ce que cela change pour les locataires? Beaucoup. Le montant des charges baisse pour de vrai, surtout si le constructeur a respecté les normes du label Minergie. Ce qui n’est pas encore toujours le cas.

La famille Bétrisey à Fully (lire page 9) débourse effectivement moins pour son chauffage, d’autant plus qu’une pompe à chaleur a été installée pour l’immeuble, mais l’eau chaude de leur appartement provient d’un boiler indépendant qui leur coûte une fortune en électricité. Dommage!
Reste que le bois permet d’ajouter des étages ou des volumes qui s’intègrent particulièrement bien au paysage et permet d’utiliser au mieux l’espace et les friches urbaines.
Ces surélévations ont également l’avantage – non négligeable – d’augmenter la surface habitable et de participer à la renta- bilisation de l’assainissement des maisons existantes. Une nouvelle donne qui devrait améliorer la tendance au mitage, appelé aussi le grignotage du territoire. En Suisse, on bétonnerait en effet pas moins d’un 1m3 par seconde! Beaucoup trop.

Claire-Lise Genoud
Rédactrice en chef

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