Droit au logement

n°160 – juin 2003

Editorial

Une victoire indispensable!

Inutile de chercher à le cacher, tant cela est évident. Le résultat de la votation fédérale du 18 mai dernier sur l’initiative «Pour des loyers loyaux» représente un échec pour l’ASLOCA. S’il était prévisible que notre initiative n’obtiendrait pas la double majorité du peuple et des cantons, personne sans doute, même en dehors de nos rangs d’ailleurs, n’avait imaginé en effet qu’elle ferait un aussi mauvais score. En Suisse romande, comme au Tessin, notre défaite est toutefois plus qu’honorable.
Votre engagement à nos côtés dans la campagne menée par l’ASLOCA y est sans doute pour beaucoup. Aussi, merci à toutes et à tous d’ avoir défendu avec conviction notre cause. Même s’il n’est pas forcément aisé d’en analyser toutes les raisons, nous tirons naturellement du résultat de cette votation les enseignements qui s’imposent. De votre part, nous attendons qu’avec nous, même si cela n’est pas facile, vous surmontiez rapidement la déception qu’il a dû engendrer. N’oublions pas que nous devons tout de suite nous remobiliser en prévision d’une échéance bien plus importante encore que celle du 18 mai. Je veux parler ici de la votation fédérale déjà agendée au 8 février 2004 sur le contre-projet indirect à notre initiative adopté par les Chambres fédérales.

A partir de considérations en bonne partie irrationnelles, la majorité des citoyennes et citoyens de notre pays ont eu apparemment peur de notre initiative et n’ont donc pas voulu d’ une amélioration de la protection des locataires.
Reste donc à convaincre les mêmes d’ici février 2004 qu’ils ont davantage de raisons de craindre le projet de modification du Code des obligations sur lequel ils seront appelés à voter. Comme cela est démontré dans un article de ce numéro de DAL (p. 5), ce texte de loi aurait pour les locataires des conséquences catastrophiques. Au vu du nombre impressionnant de signatures que vous avez récoltées pour que le référendum de l’ASLOCA contre ce projet de loi aboutisse, nul doute que vous avez déjà compris l’enjeu de cette prochaine votation. Une fois de plus merci pour votre apport déterminant dans le succès de notre référendum.
Il ne me reste plus qu’à espérer pouvoir vous dire au soir du 8 février 2004 une troisième fois merci, de votre soutien certes, mais surtout pour la victoire obtenue. Une victoire est cette fois-ci indispensable.

Michel Bise,
président de l’ASLOCA

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