SUISSE – Il faut davantage de loyers modérés sur les terrains des CFF

Pétition déposée à la Chancellerie fédérale

Déposée ce jour à la Chancellerie, la pétition de l’Association suisse des locataires (ASLOCA) demande davantage de logements abordables sur les terrains des CFF. Le Conseil fédéral doit rappeler les Chemins de fer fédéraux à leur devoir de favoriser des appartements à prix accessible.

En moins d’un mois et demi et durant la période des fêtes, près de 4’000 personnes ont signé la pétition en faveur de loyers modérés sur les aires appartenant aux CFF, qui sont souvent situées près des gares et dans les régions de pénurie. De larges milieux appuient cette exigence. Il s’agit de bien-fonds acquis pour des buts d’utilité publique à l’origine ; s’ils ne sont plus indispensables à l’infrastructure ferroviaire, ils doivent aussi répondre aux besoins des ménages à moindres revenus. Le Conseil fédéral se prononce prochainement sur les objectifs stratégiques assignés aux CFF de 2015 à 2018 : il doit renoncer à soumettre le secteur immobilier de l’ex-régie aux rendements usuels de cette branche économique.

Il y a un an, le Conseil fédéral annonçait son intention de mettre plus de terrains à disposition, notamment ceux en propriété des CFF, pour des logements d’utilité publique et à loyers accessibles. Dans une interpellation déposée en décembre, le conseiller aux Etats Didier Berberat souhaite à raison savoir comment l’exécutif entend mettre en oeuvre cette intention.

Dans son courrier accompagnant le dépôt de la pétition, Marina Carobbio, présidente de l’ASLOCA Suisse, précise explicitement à la conseillère fédérale Doris Leuthard, en charge des transports : « Les parcelles des CFF (…) peuvent contribuer directement à plus d’espaces d’habitation à loyers modérés. Des immeubles de haut standing ne font en revanche qu’accentuer encore la pénurie de logements. Ce n’est pas aux locataires en fin de compte de devoir refinancer la caisse de pension des CFF. »

Le Conseil fédéral a publié à mi-décembre un rapport du groupe de dialogue en faveur du logement. Les problèmes n’y sont pas niés. Les mesures indiquées s’inscrivent toutefois à l’échelle des villes ou des cantons. Face aux CFF, la Confédération peut démontrer qu’elle assure ses responsabilités dans le domaine du logement.

Renseignements complémentaires : Marina Carobbio, présidente, 079 214 61 78, Carlo Sommaruga, vice-président, 079 221 36 05, Balthasar Glättli, vice-président, 076 334 33 66, Pierre Zwahlen, secrétaire général adjoint, 079 615 44 33